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LA BRESSE

PREMIERES PEUPLADES ARRIVEES A LA BRESSE

L’histoire de ce pays situé dans une des vallées les plus pittoresques de la montagne vosgienne est intéressante par la particularité qui la distingue des agglomérations voisines.
Dans l’antiquité, il est possible que des populations itinérantes venues de l’Orient aient stationné dans les forêts inextricables de cette région. Des preuves de la présence de peuplades venues de l’Est se trouvent dans la survivance du Dieu Bäal ou Belhem, que l’on honorait en allumant de grands feux sur les sommets, lesquels pour cette raison, ont conservé le nom de « Ballons ».
Il y a aussi la caractéristique des crânes de nombreuses personnes, qui prouverait une origine pré celtique.


ORIGINE DU NOM DE LA BRESSE ET NAISSANCE DE LA PAROISSE

COUTUME LOCALE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA BRESSE

LA BRESSE, DE 1914 A NOS JOURS

 

agandir - massif des vosges

ORIGINE DU NOM DE LA BRESSE ET NAISSANCE DE LA PAROISSE

Au début de notre ère, les Romains qui créèrent un important réseau de voies de communication dans la vallée de la Moselle et s’établirent à Remiremont, ne laissèrent aucune trace dans la haute montagne qui n’était alors qu’un amas de ronces et buissons.

Dom Calmet a écrit que le nom de LA BRESSE venait du celtique Brixia qui aurait pu donner « Brousse, Broussaille » et peut – être « Bresse ». D’autre part, il est plus logique d’accepter que le nom de LA BRESSE vienne de « l’embrasse » en raison que le lit de La Moselotte embrasse la montagne de Moyenmont, en patois, « lèbresse ».

Sous les Mérovingiens, ce pays devint un territoire de chasse fréquenté par les seigneurs francs qui s’y étaient installés à Champ – le – Duc et qui venaient dans la montagne pour y chasser les grosses bêtes : l’auroch, le bison, l’ours, etc…
Au VIIème siècle, les relations entre les monastères du Mont Habend (Remiremont) et Munster, passaient par LA BRESSE. Peu à peu, des gens vinrent s’établir sur le passage de ces moines. En même temps, on commença à faire transhumer depuis Munster, des bestiaux sur les sommets vosgiens. Par la suite, ces bestiaux descendirent hiverner de ce côté de la montagne, à Volhn (Vologne), à Vinterhung (Ventron), à Hauss (Xoulces). Puis le défrichement commença tout au long de la Moselotte.
Tandis que les marcaires établis à Volhn, constituaient de belles prairies, d’autres marcaires venant du sud, défrichaient le sol en aval du pays. Plus tard, ces groupes prenant une certaine importance et se trouvant complètement délaissés, ils durent créer eux – mêmes, leur administration et leur justice qui se tinrent durant de longs siècles, sur la place du Champtel (Champ du Tilleul). En même temps, il fut établi un lieu de culte commun à tous.
Le « pouillé » du Diocèse de Toul, cite LA BRESSE comme paroisse en 1303.
Ces organisations furent modifiées une première fois en 1285 lorsque les seigneurs de Hastatt obtinrent du Duc de Lorraine, des droits sur une partie de LA BRESSE.

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COUTUME LOCALE ET DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE DE LA BRESSE

En 1466, LA BRESSE eut à souffrir de la guerre des « six deniers ».  Les soldats de la décapole de la vallée de Munster qui luttaient contre les Hastatt, incendièrent le pays et emmenèrent les habitants en captivité.
A la mort du dernier des Hastatt survenue en 1585, le Duc de Lorraine devint seul suzerain de LA BRESSE. La première décision qu’il prit concernant cette localité, fut de faire mettre en écrit la coutume bressaude qui, auparavant, se transmettait de mémoire de génération en génération. De plus, le tribunal bressaud fut réduit en un tribunal de première instance dont le Duc se réservait la majeure partie des amendes infligées par le tribunal bressaud.
Pendant la guerre de Trente Ans, LA BRESSE fut à nouveau détruite. En 1635, les suédois vinrent brûler la localité où les Lorrains, défendant le château de Wildenstein, avaient établi un cantonnement. En dix ans, la moitié de la populations périt.
La paix revenue, LA BRESSE allait connaître de longues années d’une tranquillité relative, durant lesquelles elle jouit d’un peu d’aisance et grâce à son administration particulière, elles conserva une certaine indépendance. Le Duc Léoplod dans une lettre patente datée de 1715, reconnaissait que LA BRESSE était la seule commune des Vosges à avoir une coutume locale et particulière.
En 1750, l’église étant devenue trop petite, l’Evêque de Toul ordonna de la remplacer par un monument plus spacieux pour lequel les Bressauds durent faire un gros effort financier.
Les relations avec l’Alsace étaient importantes : on échangeait des toiles de la boissellerie, des produits laitiers contre des marchandises que les Bressauds ne pouvaient trouver chez eux.
En 1680, une école fut ouverte. On peut constater qu’à partir de cette époque, le niveau d’instruction des Bressauds fut en progression.
Lors de la Révolution, tous les privilèges bressauds furent abolis. Quand vint le recrutement des volontaires en 1793, 85 Bressauds rejoignirent les armées de la République. Très peu d’entre eux rentrèrent au pays ; en fait les armées comprenaient plus d’une centaine de Bressauds qui périrent pendant les guerres de la Révolution et de l’Empire.
Le 3 avril 1803, 20 immeubles, dont l’église, furent incendiés. En cette circonstance, les Bressauds firent preuve d’un grand courage et de beaucoup d’initiative et d’intelligence  en reconstruisant seuls, sans aucun secours de l’extérieur, leur église et tous les immeubles détruits.
Après la Révolution, lorsque les métiers à tisser à bras ne purent plus rivaliser avec les métiers mécaniques, ce fut pour beaucoup le chômage et la misère.
Après 1830, LA BRESSE allait prendre un nouvel essor. L’industrie textile commença à s’implanter tout au long des chutes d’eau de la rivière.
L’exploitation des forêts dont la propriété venait d’être reconnue à la commune de LA BRESSE, devint plus rationnelle. Des aciers spéciaux permirent de travailler le granit. Dans les fermes, on obtenait un meilleur rendement, la moindre parcelle de terre dénommée « essart » était cultivée, ce qui permettait à de nombreuses familles de posséder une vache ou quelques chèvres.
Les Bressauds s’illustraient dans de nombreux domaines, entre autres :

- Joseph REMY qui, le 23 mars 1843, informait le Préfet des Vosges, de l’importante découverte qu’il venait de faire concernant la fécondation artificielle des salmonidés. Cette méthode a permis le repeuplement des rivières.
- Charles MOUGEL, Directeur et fondateur de l’école Normale du Caire, est anobli par le Sultan et prend le nom de Mougel Bey.
- Marie MOUGEL, Directrice de l’école Normale du Havre, est décorée de la Légion d’Honneur pour avoir introduit dans son établissement, de nouvelles méthodes d’enseignement.
- Un fils de Bressauds, l’écrivain Paul CLAUDEL, s’est toujours glorifié du pays de ses ancêtres qu’il appelait « La Belle Vallée ».
- D’autre part, des religieux et des prêtres originaires de LA BRESSE, ont occupé des chaires dans les grandes institutions des France et de l’étranger. Citons les Abbés Just LAURENT, HUMBERTCLAUDE Etc…

 

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LA BRESSE, DE 1914 A NOS JOURS


Vint la guerre de 1914 – 18 qui coûta la vie à 300 Bressauds. Après 1918, LA BRESSE continua son expansion mais elle fut complètement arrêtée en 1944 par la destruction presque totale du pays.
C’était pour la localité, sa quatrième destruction en cinq siècles. Toute la population fut durement touchée. 117 Bressauds moururent par faits de guerre, 4000 d’entre eux furent déportés ou évacués, 1015 familles sinistrées, 800 immeubles, 20 tissages, 7 chantiers de granits, 12 scieries et menuiseries, 90 maisons de commerce et une dizaine d’autres entreprises totalement détruites.
Comme autrefois au cours de leur histoire, les Bressauds se ressaisirent et la reconstruction de LA BRESSE se fit rapidement. Des industries ont disparu, d’autres les ont remplacées. Le tourisme et les sports d’hiver sont en pleine expansion. De nombreux Bressauds ont été récompensés de titres de champions de France, en ski nordique et saut notamment.

 Voilà, résumée sommairement, l’histoire de LA BRESSE dont le tempérament d’indépendance est bien marqué par sa fière devise :
« Putô ete pôre qué vôla » (Plutôt être pauvre que valet)

Extrait de l’important ouvrage écrit par Paul DIDIERLAURENT, Spécialiste d’histoire locale.





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